Je ne pouvais pas imaginer que la douleur peut être si pronfonde, que le chagrin peut être si grand et si atroce. Toutes les situations difficiles que j’ai eu durant ma vie passée me paraissent maintenant des moments de joie en les comparant à cette situation qui me dépasse.
La mort de mon père a crée cette immense tristesse au fin fond de moi même, mon père que je respecte beaucoup et que j’aime beaucoup.
Je veux citer en détail mes sentiments durant ce deuil 49 jours après sa mort.
Les premiers jours: choc violent
Il était mort jeudi dans la nuit vers 10h et je n’ai appris sa mort que le lendemain à l’aube, je l’ai vu une dernière fois vendredi vers midi et il restera gravé à jamais dans ma mémoire avec sa petite barbe blanche et son visage calme et très serein. J’ai prié pour lui en le voyant mais j’ai pas réalisé que ça peut être la dernière fois que je le vois.
Je savais pertinement que c’est ça la vie personne n’est éternel et il est mort, mais en même temps je voulais absolument le revoir(ma raison ne fonctionnait plus).
En passant à côté de sa chambre à coucher, je ne pouvais pas me priver de ce geste inconcient de voir à travers la porte entrouverte s’il est encore là allongé sur son lit.
Je n’arrêtais pas de penser à lui, à moi même à ma mère et à tous mes frères et soeurs. et je n’arrêtais pas en même temps de prier pour lui.C’est une grande perte!! c’est un évenemment accablant. Je ne voulais même pas entendre ces phrases de compassion comme: Il faut prendre soin de toi et de ta famille et prier pour ton père, tu ne vas pas l’oublier certes mais la vie continue, le chagrin commence grand et il va diminuer au fil de temps, STP ne pleure pas au moins devant ta mère et sois courageuse….
Je ne voulais rien entendre de tout cela, je ne peux pas arrêter de pleurer et je ne peux pas réagir avec cette sagesse exemplaire et faire comme si rien ne s’est passé. je me demandais aussi pourquoi ce chargin va diminuer? comment je peux vivre sans voir mon père? comment je vais savourer la vie après sa mort? Rien dans cette vie n’avait une valeur pour moi, ni même ma propre santé (je ne pouvais pas manger ni dormir).
Je ne voulais faire aucun effort pour sortir de ce chagrin envahissant car la moindre tentative je la considère comme une trahison à la mémoire de mon défunt père.
Mais le bon Dieu est là pour me soutenir, c’est Lui seul qui a pu me sauver de ce gouffre profond dans lequel je vivais, si j’ai continué dans le même état du premier jour mon sort serait inéviteblement la mort ou au moins une depression sans fin.
Je réalisais petit à petit la situation, ma confiance en Dieu me rend de plus en plus forte. J’ai vu mon défunt père plusieurs fois dans mes rêves et ça me consolait.
J’ai repris mon travail 10 jours après la mort de mon père, et là je peux dire que c’était du pure cinéma, j’ai pas voulu pleurer dans mon lieu de travail, j’ai trouvé comme solution de trop travailler d’une part et de parler très peu lorsque mes collègues viennent pour me présenter leurs condoléances, ca a marché je peux dire à 90%, et il m’est arrivé quand même de pleurer. Ca c’est pour la forme mais au fond de moi même la tristesse est très intense, à mon retour du travail je ne fais que pleurer.
à suivre …